LES MALADIES INFANTILES

LES MALADIES INFANTILES

Vous trouverez regroupées ici les quatre maladies infectieuses les plus courantes chez les enfants. Ces maladies qui évoluent le plus souvent par petites épidémies, quelquefois saisonnières et souvent très impressionnantes.
Elles sont pourtant bénignes chez les enfants qui ont alors un niveau immunitaire plus important que les adultes. Ces derniers vivraient d'ailleurs beaucoup plus mal ces maladies infectieuses.
Cependant, des complications peuvent en découler et provoquer beaucoup de désagréments pour la vie future, ou pour les proches.

Mais étudions plus précisément ce que sont ces maladies et comment les enrayer...

La varicelle :

La varicelle est une maladie infectieuse éruptive et immunisante (on ne l'aura pas deux fois !). Elle survient en général entre 2 et 10 ans, et provoque de fortes démangeaisons. Elle dure environ 12 jours.
Le virus de la varicelle est le même que celui du zona (qui n'est en fait qu'une résurgence de la varicelle).
Une particularité de la varicelle est que son éruption n'a pas d'endroit précis, c'est-à-dire que vous pouvez trouver des boutons sur le cuir chevelu comme sur la paume des mains, les organes génitaux, ou encore dans la bouche...
L'incubation de la varicelle dure environ 15 jours.
Contagion :
La contagion à une durée d'environ 8 jours après l'arrivée des premières vésicules (et non des boutons). Une éviction scolaire de 10 à 15 jours est obligatoire même si l' enfant est en forme.
Le malade n'est plus contagieux lorsque toutes les vésicules sont sèches.
Symptômes :
L'éruption survient tout d'un coup, sur tout le corps, par poussées, et cela après une fièvre plus ou moins élevée (voire inaperçue). Il s'agit de petits boutons roses très espacés les uns des autres, qui se transforment en petites vésicules (cloques). Celles-ci se percent, puis sèchent, laissant alors une croûte qui disparaîtra en une dizaine de jours.
Soins :
Il faut surtout empêcher votre bébé de se gratter et d'enlever ces croûtes sinon cela laisserait des cicatrices permanentes. Pour cela, coupez-lui les ongles très régulièrement. Votre médecin pourra également vous prescrire des antistaminiques pour calmer ses démangeaisons.
Les vésicules seront désinfectées quotidiennement à l'aide d'un antiseptique non irritant, prescrit par votre médecin traitant, jusqu'à l'arrivée des croûtes.
Un vaccin est actuellement en cours d'étude.

Complications :
Elles sont exceptionnelles. Il s'agit de surinfections dues au grattage. Un simple bouton peut alors devenir purulent puis se transformer en abcès (accompagné de fièvre).
Pour éviter tout risque de surinfection, veillez à ce que votre enfant ait toujours les mains propres, au cas où il se gratterait.

La rougeole :

La  rougeole est une maladie virale très contagieuse qui survient par épidémies, en général en fin d'hiver et début de printemps, et touche essentiellement les enfants de 1 à 3 ans qui ne sont pas vaccinés et qui ne sont plus immunisés par les anticorps de leur mère.
Elle est la plus fréquente des fièvres éruptives. Elle est immunisante, il est très rare de la contracter une deuxième fois. Elle dure 10 à 20 jours environ.
Une particularité de cette maladie est que l'organisme de l'enfant peut garder le virus vivant pendant plusieurs années.
Depuis quelques années, les médecins ont constaté une augmentation régulière des cas de rougeole. Celle-ci est due à un trop faible taux de vaccination. En effet, la seule façon de combattre cette maladie est la vaccination.
L'incubation de la rougeole est de 10 jours avant l'arrivée des premiers symptômes.
Contagion :
La contagion est à son maximum dans les 3 jours précédant l'arrivée des boutons (pendant la fièvre). Prenez garde à ce que votre enfant n'approche pas de femme enceinte (risque de naissance prématurée)
Votre bébé reste contagieux jusqu'à la disparition totale des boutons, c'est pourquoi une période d'éviction de la durée de la maladie est fortement conseillée.
Symptômes :
Une fièvre élevée (39 à 40 °C), puis un écoulement nasal, des larmoiements, une toux sèche. Vous constaterez également un manque d'entrain et d'appétit, la rougeole est une maladie très éprouvante physiquement. Arrivent ensuite des petits boutons blancs à l'intérieur des joues qui disparaissent lors de l'éruption cutanée sur le corps. Celle-ci dure environ une semaine. Il s'agit de boutons rouges foncés qui apparaissent d'abord sur le visage et couvre petit à petit tout le corps.
Soins :
Mettre l'enfant au lit et le faire boire abondamment et régulièrement, surtout lors de la fièvre.
Mis à part des médicaments pour faire baisser la fièvre ou pour calmer la toux, il n'existe pas de médicament contre la fièvre. En revanche, la prévention par la vaccination est le meilleur remède.
Le vaccin R.O.R. (Rougeole, Oreillons, Rubéole) se fait à partir de 1 an (voire 9 mois si votre enfant est gardé en crèche). Il y a alors un rappel qui doit être fait entre 3 et 6 ans, puis vers 11 ans pour les plus grands.
Complications:
Plus l'âge de l'enfant est avancé lors de l'infection, plus il y a de risque de complications (otites, laryngites, broncho-pneumonies, encéphalites...).
On compte chaque année plusieurs décès dus aux complications de la rougeole. Elles peuvent parfois être graves et ne se manifester que des années après l'infection d'origine.

Les oreillons :

Il s'agit d'une maladie virale qui touche surtout l'enfant à partir de 3 ans et scolarisé, rarement avant. Elle dure de 5 à 15 jours environ. Comme pour la rougeole, seule la vaccination peut permettre d'éviter la maladie.
Après une incubation de 21 jours, les premiers symptômes apparaissent.
Symptômes :
Une fièvre plus ou moins élevée, des maux de tête puis des difficultés à ouvrir la bouche, à mastiquer et à avaler. Puis le plus souvent, un gonflement douloureux sous chaque oreille et sous la machoire pendant environ 3 jours.
Soins :
Laissez votre enfant au lit afin qu'il se repose.
Vous pouvez lui donner une dose adéquate de paracétamol, en sirop ou suppositoire, adapté à son âge et à son poids, pour faire baisser la fièvre et calmer la douleur.
Complications :
Plus l'enfant est grand, plus le risque de complications est important. Celles-ci sont rares mais sérieuses. Il s'agit de méningites des oreillons, encéphalites, surdités transitoires (voire définitives).

La rubéole :

La rubéole est une maladie virale difficile à reconnaître et qui de plus passe souvent inaperçue, car ses symptômes sont peu nombreux. Elle dure environ une semaine.
Elle est bénigne chez l'enfant mais dangereuse chez la future mère et son bébé.
L'incubation de la rubéole est de 15 jours avant l'arrivée des premiers symptômes.
Contagion :
La contagion à une durée d'environ 8 jours suivant l'arrivée des boutons. Prenez garde dès lors à ce que votre enfant n'approche pas de femme enceinte.
Symptômes :
Parfois une fièvre plus ou moins élevée. Une éruption de boutons, et l'apparition de ganglions.
Soins :
Vous pouvez lui donner une dose adéquate de paracétamol, en sirop ou suppositoire, adapté à son âge et à son poids, pour faire baisser la fièvre. Comme pour la rougeole et les oreillons, le meilleur traitement reste la prévention de la maladie par la vaccination.
Complications :

Le danger, si danger il y a, ne vient pas des complications mais du risque de contamination pour une future maman  et donc pour son foetus. Il s'agirait alors d'une rubéole congénitale.
Si la mère contracte l'infection pendant les 3 premiers mois de sa grossesse, le foetus pourrait alors développer des malformations graves, qu'elles soient neurologiques (déficience mentale), cardiaques, oculaires (cécité) ou auditives (surdité). On propose alors une interruption thérapeutique de grossesse. Pour éviter cela, des tests sont faits systématiquement en France, en début de grossesse, afin de savoir si la mère a déjà eu la rubéole.
Il est même conseillé aux futures mères de vérifier leur état d'immunité et, si le test est négatif, de se faire vacciner sous couvert de contraception.

BRONCHIOLITE : LE RETOUR EN FORCE

 

Les mamans la redoute dès les premiers froids… Qui ? La bronchiolite, bien sûr, cette maladie qui touche les nourrissons chaque hiver.

Chaque hiver, l'épidémie de bronchiolite fait rage. De novembre à janvier, plus de 460 000 enfants sont touchés. Cette flambée hivernale provoque souvent l'inquiétude des parents.

 

 

La bronchiolite inquiète souvent les parents. Mais ils peuvent être rassurés : un traitement existe ! Il passe principalement par de la kinésithérapie respiratoire. Même si elle impressionne souvent, cette technique donne d’excellents résultats. Il faut simplement réagir tôt, et consulter son médecin ou pédiatre dès les premiers signes.La kinésithérapie respiratoire s’adresse à tous les nourrissons atteints de bronchiolite ou de bronchite entre 1 mois et 2 ans. Tous les kinésithérapeutes sont aptes à pratiquer ces techniques. Ainsi, elles sont le plus souvent réalisées en médecine de ville sauf dans les rares cas où le cadre hospitalier est préférable.

 

Les critères d’hospitalisation définis par l’Agence Nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) regroupent : un âge inférieur à 6 semaines, une altération importante de l’état de santé général, une gêne respiratoire importante, des antécédents de prématurité, de maladie cardiaque ou d’affection pulmonaire chronique, des troubles de l’hydratation…

Peu de médicaments pour la bronchiolite

Le traitement de la bronchiolite se résume pour l’essentiel à des mesures symptomatiques pour lutter contre l’encombrement bronchique et éviter la déshydratation. Les médicaments, antibiotiques en particulier, sont prescrits au cas par cas.

Le traitement médicamenteux de la bronchiolite peut se résumer à peu de choses. En effet, les seuls médicaments indispensables lors d’un premier épisode de bronchiolite non compliqué sont les antipyrétiques  (type aspirine ou paracétamol ). Ces produits sont à utiliser pour faire baisser la température, lorsque celle-ci est trop élevée. Le sérum physiologique ou les produits apparentés permettent de désobstruer le nez. Il est très important de réaliser des lavages de nez réguliers, avant les repas et avant les couchers. Ce traitement, associé à quelques conseils d’hygiène et à la kinésithérapie, suffit la plupart du temps à aider l’enfant à surmonter ses difficultés respiratoires, en attendant que l’infection guérisse d’elle-même. Les autres médicaments sont administrés selon les symptômes observés.